ADIBRA

Association des directeurs de

l’enseignement secondaire catholique de Bruxelles et du Brahant wallon

L’origine lointaine de I’ADIBRA remonte à une tradition des collèges diocésains du diocèse de Malines-Bruxelles de réunir de manière amicale les directeurs, tous prêtres à l’époque, pour partager leurs soucis pédagogiques et administratifs et communiquer leur expérience, surtout pour les jeunes directeurs.

Une aubaine extraordinaire se présenta au cours de l’année scolaire 1970-1971. L’Office Belge pour l’Accroissement de la Productivité faisait montre de générosité en invitant les directeurs du Brabant à une session de formation en management. Trente directrices et directeurs répondirent à l’appel et se retrouvèrent dans le cadre prestigieux d’un hôtel de la côte. Ils devaient en sortir décidés de réformer leur manière de diriger.

En fin de session, l’enthousiasme était si grand, qu’on se jura de recommencer. Et dès l’année suivante, ce fut le rush directorial, jamais démenti lors des sessions annuelles de trois jours... qui continuent encore de nos jours.

Les sessions de formation ont été le berceau de l’ADIBRA. C’est en effet pendant ces réunions que nous avons ressenti la nécessité de nous constituer en une association de soutien et d’entraide pour défendre le métier de directeur et pour nous représenter qualitate qua devant les instances officielles, notamment le SNEC, les Fédérations de l’enseignement catholique secondaire et supérieur, l’ARPOEC, le Ministère ayant en charge l’enseignement... Notre fière indépendance ne fut pas toujours accueillie avec enthousiasme. Finalement reconnus par le SNEC, et même soutenus, nous n’avons cependant pas été acceptés pour entrer au COGEC, vu l’opposition intransigeante du Syndicat et des Associations de Parents.

Outre les réunions régulières du Bureau, les assemblées générales et la session annuelle de formation à la mer du Nord, l’ADIBRA organisa à ses débuts une session exceptionnelle de trois jours aux Facultés Universitaires Saint-Louis à Bruxelles pour présenter à toutes les directions l’organisation et l’esprit de l’enseignement "Rénové". La rue Guimard et surtout les quelques directions qui étaient déjà engagées dans l’expérience ont pu communiquer à l’assemblée leur enthousiasme pour cette pédagogie novatrice. Les effets se firent sentir et presque toutes les écoles de Bruxelles et du Brabant wallon passèrent au "Rénové", sauf quelques résistances particulièrement vigoureuses et fidèles au "traditionnel", qui durent quand même rejoindre l’ensemble des écoles, plus tard, dans le "Rénové" appelé très prosaïquement... le " Type I ".

Quels étaient nos soucis ? De tous ordres : la défense de notre métier, l’arrivée tardive des circulaires ministérielles, les nouveaux programmes arrivant trop tard pour être assimilés, les économies indispensables qui restreignaient l’encadrement et aussi les joyeusetés de la Saint-Verhaegen dont nos établissements faisaient les frais.

Avec les années 80, vinrent les différentes mesures de restriction et l’ADIBRA prit des positions de plus en plus marquées et ... remarquées car nous avons joint les actes aux paroles. Cela commença par l’invasion du Cabinet TROMONT à la rue Montoyer à la mi-juin 1982 car nous n’avions pas encore reçu les circulaires de rentrée... Puis vinrent mai et juin 1986 et le sinistre Val Duchesse. A ce moment, les actions se multiplièrent : pages entières publiées et payées dans la Libre Belgique, le Soir et la Cité pour exprimer notre point de vue, assemblées générales sur assemblées générales. La plus fameuse dura une journée entière à Saint-Joseph... à laquelle furent convoqués venir sur-le-champ et sans leur laisser beaucoup de choix, le directeur du SNEC et le président Féadi. Le point d’orgue fut la rencontre de trois délégués ADIBRA en tête-à-tête avec le Premier Ministre W. MARTENS pendant une heure à sa résidence du Lambermont. Et à chaque fois, les médias relayèrent l’évènement.

Les années 90 furent des années historiques pour l’enseignement en Communauté française de Belgique. L’enseignement secondaire devenu un enseignement de masse devait se donner des objectifs et maîtriser ses coûts. A partir des travaux du Conseil de 1’ Education et de la Formation, le pouvoir politique allait imposer des transformations profondes sous la conduite décidée et "musclée" de deux ministres, Elio di RUPO et surtout Laurette ONKELINX, avec l’aide efficace d’une "éminence grise", Jacky LEROY, qui devint ensuite directeur général de l’Enseignement obligatoire. Quelle fut le rôle du SEGEC et de la FESEC? Nous laissons le soin aux historiens de la rue Guimard d’en parler. Quant à l’ADIBRA, elle n’hésita pas à monter une nouvelle fois au créneau assemblées générales, communiqués, conférences de presse et une page entière dans le Soir et La Libre Belgique avec le devenu célèbre "C’est quand qu’on va où?"

Signe que l’humour n’était pas absent dans ces périodes mouvementées de grèves longues et réprimées, de sessions d’examens "light", la musique de la chanson de Renaud était reprise par la ministre dans la cassette vidéo qui allait promouvoir le décret "Missions" !

Le 17 juillet 1997, le Moniteur publiait les statuts de l’ADIBRA qui s’érigeait en ASBL. En devenant une personnalité juridique, l’ADIBRA se donnait les moyens de mieux encore assurer la prise en compte et la défense des points de vue et intérêts communs des directions d’école.

Pendant cette dernière décennie, la solidarité entre écoles était - et doit rester plus que jamais! - une préoccupation constante. Bien avant les décrets prévoyant le prélèvement zonal et l’aide aux écoles défavorisées, l’ADIBRA avait modestement mais sûrement posé les premiers gestes. Le défi dans ce domaine est encore à relever!

Sans se prendre au sérieux, l’ADIBRA a souvent été le fer de lance de la FEADI.

Aujourd’hui, le site www.adibra.be lui ouvre de nouvelles portes au niveau de la communication.

D’après " L’ADIBRA ", Thierry ANTOINE, in FEADI 2001, document de présentation accompagnant la séance académique du 25ème anniversaire de la FEADI.

 

 

Association des Directeurs de l'Enseignement secondaire
catholique de Bruxelles et du Brabant wallon,
en abrégé: "ADIBRA"
Association sans but lucratif

Numéro d'identification : 10825/97

Statuts

Entre les soussigné(e)s, dont l'identité figure in fine du présent contrat, il est établi comme suit les statuts d'une association sans but lucratif constituée conformément à la loi du 27 juin 1921.

TITRE Ier. - Dénomination, siège social

Article 1. L'association est dénommée "Association des directeurs de l'enseignement secondaire catholique de Bruxelles et du Brabant wallon", en abrégé "ADIBRA". La dénomination abrégée pourra être employée séparément.

Article 2. Son siège social est établi à Watermael-Boitsfort, avenue Charle-Albert, 9.

Il pourra être transféré par simple décision du conseil d'administration dans tout autre lieu de la Région bruxelloise ou du Brabant wallon, étant toutefois entendu que le siège social devra toujours être situé à une adresse et dans les locaux où un des membres effectifs exerce son activité.

Toute modification du siège social doit être publiée, dans le mois de sa date, aux annexes du Moniteur.

TITRE II. – Objet

Article 3. L'association a pour objet de contribuer à l'élaboration et à la mise en œuvre du projet éducatif de l'enseignement catholique, d'entretenir la cohésion et la solidarité entre les directeurs et d'assurer la prise en compte de leurs points de vue et intérêts communs lors de la prise de toute décision qui intéresse, directement ou indirectement, leur rôle et leur fonction.
Elle a également pour objet de veiller, en collaboration avec les Pouvoirs organisateurs et le Secrétariat de l'enseignement catholique, à l'épanouissement des établissements dont ils assurent la direction et au bien-être des enseignants et des élèves qui les fréquentent.
Elle pourra poursuivre tout objectif lié directement ou indirectement à son objet social et participer, seule ou avec d'autres, à toute action visant à permettre la réalisation de cet objet social.

TITRE III. - Membres, perte de la qualité de membre,
démission, exclusion, suspension

Article 4. L'association est composée de membres effectifs et de membres adhérents. Le nombre minimum des membres effectifs ne peut être inférieur à trois.

Article 5. Sont membres effectifs :
1) les soussigné(e)s au présent acte;
2) toute personne, directeur, sous-directeur, ou faisant effectivement fonction de directeur d'une implantation d'un établissement secondaire catholique qui est admise en qualité de membre effectif par décision du conseil d'administration, moyennant ratification de cette admission par la plus prochaine assemblée générale ordinaire, à la majorité des trois quarts des voix.

Article 6. Sont membres adhérents :
1) tout directeur ou sous-directeur administrativement en activité de service mais jouissant d'un détachement pour exercer d'autres missions,
2) toute autre personne qui est admise en qualité de membre adhérent par décision du conseil d'administration, moyennant ratification de cette admission par la plus prochaine assemblée générale ordinaire, à la majorité des trois quarts des voix.

Article 7a. Entraînent la perte de la qualité de membre effectif :
1) la retraite ou la démission en tant que directeur ou sous-directeur d'un établissement secondaire de Bruxelles ou du Brabant wallon, à la date où elles prennent cours;
2) le licenciement à la date où il prend cours, sauf appel ou recours devant les juridictions du Royaume ou les instances d'arbitrage compétentes ;
3) le fait de se voir confier une mission pour le SeGEC, la FESeC, un ministère ou autre organisme, telle qu'elle entraîne le départ de l'école, même si administrativement la personne lui reste attachée.

Article 7b. Les membres effectifs et adhérents sont libres de se retirer à tout moment de l'association en adressant par écrit leur démission au conseil d'administration.

L'exclusion d'un membre effectif ou adhérent ne peut être prononcée que par l'assemblée générale à la majorité des deux tiers des voix présentes.

Le conseil d'administration peut suspendre, jusqu'à décision de l'assemblée générale, les membres qui se seraient rendus coupables d'infraction grave aux statuts et qui auraient gravement porté préjudice aux intérêts de l'association.

Article 8. L'associé démissionnaire, suspendu ou exclu, ainsi que les héritiers ou ayant droits de l'associé décédé, n'ont aucun droit sur le fonds social.
Ils ne peuvent réclamer ou requérir, ni relevé, ni reddition de comptes, ni apposition de scellés, ni inventaires.

TITRE IV. - Assemblée générale

Article 9. L'assemblée générale est composée de tous les membres effectifs. Elle est présidée par le président du conseil d'administration.

Article 10. L'assemblée générale est le pouvoir souverain de l'association. Elle possède les pouvoirs qui lui sont expressément reconnus par la loi ou les présents statuts.

Sont notamment réservées à sa compétence :
1) les modifications aux statuts sociaux,
2) la nomination et la révocation des administrateurs,
3) l'approbation des budgets et des comptes,
4) la dissolution volontaire de l'association,
5) les exclusions d'associés.

Article 11. Il doit être tenu au moins une assemblée générale chaque année.

L'association peut être réunie en assemblée générale extraordinaire à tout moment par décision du conseil d'administration ou à la demande d'un cinquième des membres effectifs au moins. Chaque réunion se tiendra aux jours, heures et lieu mentionnés dans la convocation.

Tous les membres doivent y être convoqués.

Article 12. L'assemblée générale est convoquée par le conseil d'administration par courrier ordinaire, transmis par voie postale, adressée à chaque membre, au moins huit jours avant l'assemblée, et signé par le président ou l'administrateur qui le remplace au nom du conseil d'administration.

L'ordre du jour est mentionné dans la convocation.

Sauf dans les cas prévus aux articles 8, 12 et 20 de la loi du 27 juin 1921, l'assemblée peut délibérer valablement sur des points qui ne sont pas mentionnés à l'ordre du jour.

Article 13. Chaque membre a le droit d'assister à l'assemblée. Il peut se faire représenter par un autre membre effectif. Chaque membre ne peut être titulaire que d'une procuration. Tous les associés ont un droit de vote égal, chacun disposant d'une voix.

Les résolutions sont prises à la majorité des voix présentes ou représentées sauf dans les cas où il en est décidé autrement par la loi ou les présents statuts.

En cas de partage des voix, celle du président ou de l'administrateur qui le remplace est prépondérante.

Article 14. L'assemblée générale ne peut valablement délibérer sur la dissolution de l'association ou la modification des statuts que conformément aux articles 8 et 20 de la loi du 27 juin 1921.

Article 15. Les décisions de l'assemblée générale sont consignées dans un registre de procès-verbaux signés par le président ou un administrateur. Ce registre est conservé au siège social où tous les membres peuvent en prendre connaissance mais sans déplacement du registre.

Tous les associés ou tiers justifiant un intérêt peuvent demander des extraits signés par le président du conseil d'administration et par un administrateur.

Toute modification aux statuts doit être publiée dans le mois de sa date aux annexes du Moniteur. Il en est de même de toute nomination, démission ou révocation d'administrateur.

TITRE V. - Administration, administration journalière

Article 16. L'association est administrée par un conseil d'administration composé de trois membres au moins, nommés parmi les associés effectifs par l'assemblée générale et en tout temps révocables par elle.

Article 17. Le conseil désigne parmi ses membres un président et un vice-président. Il désigne également un secrétaire.
En cas d'empêchement du président, ses fonctions sont assumées par le vice-président ou le plus âgé des administrateurs présents.

Article 18. Le conseil se réunit sur convocation du président et/ou du secrétaire. Il ne peut statuer que si la majorité de ses membres est présente.

Ses décisions sont prises à la majorité des voix, les abstentions n'étant pas prises en considération; elles sont consignées sous forme de procès-verbaux, signés par le président et le secrétaire et inscrites dans un registre spécial. Les extraits qui doivent être produits et tous les autres actes seront signés par le président et le secrétaire.

Article 19. Le conseil d'administration a les pouvoirs les plus étendus pour l'administration et la gestion de l'association.

Article 20. Les actions judiciaires, tant en demandant qu'en défendant, sont intentées ou soutenues, au nom de l'association, par le conseil d'administration, poursuites et diligences du président ou d'un administrateur désigné à cet effet par le conseil d'administration.

Article 21. Les administrateurs ne contractent, en raison de leur fonction, aucune obligation personnelle et ne sont responsables que de l'exécution de leur mandat. Celui-ci est exercé à titre gratuit.

Article 22. Le président, et en son absence le vice-président, est habilité à accepter à titre provisoire ou définitif les libéralités faites à l'association, et à accomplir toutes les formalités nécessaires à leur acquisition.

TITRE VI. - Dispositions diverses

Article 23. L'exercice social commence le 1er janvier pour se terminer le 31 décembre.

Article 24. Le compte de l'exercice écoulé et le budget de l'exercice suivant seront annuellement soumis à l'approbation de l'assemblée générale ordinaire qui se tiendra dans le courant du mois de mars.

Bruxelles, le 30 janvier 1997. (Suivent les signatures.) 

Administrateurs:

Les membres du bureau 2004-2007

Thierry ANTOINE

Collège technique Saint-Jean
Rue du Pont Saint-Jean, 48
1300 Wavre
' 010 22 28 29

François SKA
Collège Roi Baudouin
Avenue F. Marchal, 62
1030 Bruxelles
' 02 734 95 16

Gabriel BOUILLON
D.O.A. Collège Cardinal Mercier
Chaussée de Mont-Saint-Jean, 83
1420 Braine l'Alleud
' 02 386 15 11 7 02 386 15 73


Patrick DEKELVER
Institut des Filles de Marie
Rue Théodore Verhaegen, 6
1060 Bruxelles
' 02 537 78 51

Christiane Watterman
Ecole La Cime
Rue du Tabellion, 62
1050 Bruxelles
' 02 538 27 26

Béatrice BROU
C.S. Dames de Ma rie
Chaussée de Haecht, 68
1210 Bruxelles
' 02 217 67 47 7 02 218 73 66


Gilbert BRANCART
Collège Sainte-Gertrude
Faubourg de Mons, 1 BP 80
1400 Nivelles
' 067 21 12 60

Michel LAMBERT
Collège Saint-Pierre
Rue J.B. Verbeyst, 25
1090 Bruxelles
' 02 427 60 09